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Grand Besançon

Besançon : l’arrêt total du tramway après les manifestations provoque la colère des usagers

Benjamin ·

À Besançon, l’arrêt du tramway après les manifestations fait débat. Les habitants de Planoise dénoncent l’absence de transports de remplacement.

@ginko.voyage
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Samedi 31 octobre 2026, le réseau de tramway de Besançon a été totalement interrompu après 19 heures, laissant de nombreux voyageurs sans solution directe pour rejoindre Planoise et les Hauts-du-Chazal. Une décision justifiée par des impératifs de sécurité, mais dont l’origine exacte reste controversée. L’absence de transports de substitution adaptés relance le débat sur la continuité du service public lors des manifestations.

Une soirée particulièrement compliquée pour les usagers des transports bisontins. Samedi 31 octobre, alors que les manifestations organisées dans les rues de Besançon étaient terminées, les tramways du réseau Ginko ont été immobilisés après 19 heures, laissant les voyageurs sans possibilité de rejoindre directement certains quartiers de l’agglomération. Contrairement à d’autres journées de mobilisation, durant lesquelles une circulation partielle avait pu être maintenue, l’ensemble du réseau de tramway a cette fois été interrompu. Une situation particulièrement pénalisante pour les habitants de Planoise et des Hauts-du-Chazal, privés de liaison directe avec le centre-ville. Si des bus de remplacement ont circulé sur l’axe Chalezeule–Gare Viotte, aucun dispositif équivalent n’a permis de desservir les quartiers de l’ouest bisontin. Selon les informations publiées lundi 2 novembre par L’Est Républicain, les voyageurs présents à Chamars étaient notamment invités à rejoindre l’avenue Jean-Jaurès, à environ trente minutes de marche, pour tenter d’emprunter la ligne L4. Cette interruption est intervenue dans un contexte de tensions autour des manifestations organisées à Besançon, alors que les autorités avaient pris plusieurs mesures pour encadrer les rassemblements. Pour les usagers, la principale incompréhension reste toutefois la prolongation de l’arrêt du tramway après la fin des cortèges, sans solution de remplacement directe vers plusieurs quartiers particulièrement dépendants des transports en commun.

Une décision de sécurité dont la responsabilité exacte reste difficile à établir. Interrogée par L’Est Républicain, la direction de Keolis Besançon Mobilités justifie l’interruption totale du tramway par des impératifs de protection des conducteurs et des voyageurs, dans un contexte de tensions liées aux manifestations. Mais les explications concernant l’origine précise de cette décision divergent. Selon le quotidien régional, certains interlocuteurs évoquent une instruction des forces de l’ordre, tandis que d’autres renvoient vers les services préfectoraux, sans qu’une responsabilité clairement établie puisse être confirmée. Au-delà de cette question, c’est surtout l’absence de transports de substitution vers Planoise qui suscite des interrogations. Le réseau Ginko dispose pourtant d’un dispositif baptisé « PLAN.B TRAM », destiné à assurer des solutions alternatives lors d’interruptions prolongées de la circulation. Ce système n’a cependant pas permis de maintenir une liaison directe vers les Hauts-du-Chazal samedi soir. À ce stade, aucun nouveau dispositif spécifique n’a été annoncé pour garantir la desserte de ces quartiers lors d’une interruption comparable. Cette situation relance ainsi le débat sur la continuité du service public de transport à Besançon et sur la nécessité d’anticiper davantage les conséquences des manifestations pour les habitants qui dépendent quotidiennement du tramway.

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