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Marne et Gondoire

Seine-et-Marne : Blocus des lycées. Quels sont les risques encourus par les jeunes casseurs ? 

Fiona Faria ·

Des scènes de violences inouïes près des lycées, des jeunes interpellés. Lors des premières mobilisations du mouvement Blocus des lycées, les équipes de la police pluricommunale de Lagny-sur-Marne étaient mobilisées sur le terrain pour garantir la protection des biens et des personnes. Malgré tout, la Région Ile-de-France compte aujourd’hui plus de 8,5 millions d’euros de dégâts. Tirs de mortiers, jets de projectiles et feux de poubelles… Depuis le lundi 28 septembre 2026, de nombreux jeunes ont été interpellés pour avoir commis un délit ou un crime. Explications.

Blocus des lycées, une mobilisation détournée par les casseurs. Locaux délabrés, surcharge des classes, défaillance de Parcoursup et manque de professeurs… De Lagny-sur-Marne à Meaux, tout en passant par Coulommiers, les revendications des lycéens étaient unanimes : ils dénoncent un manque de moyens financiers. Lors des nombreuses journées de mobilisations, les agents de la police pluricommunale de Lagny-sur-Marne étaient systématiquement présents sur le terrain, notamment au lycée Van Dongen (Lagny-sur-Marne) et le lycée professionnel Auguste Perdonnet (Thorigny-sur-Marne). « La police municipale ou pluricommunale n’a pas pour objet de faire du maintien de l’ordre, nous sommes là pour préserver les biens ou les personnes. » Les blocus étant interdits, contrairement aux manifestations pacifiques… Les agents doivent garantir la liberté de circulation et d’accès aux établissements scolaires. « Nous avons fait quelques interpellations au moment de jets de pierre, tirs de mortiers ou d’allumage de poubelles. » Préventivement, les agents peuvent également intervenir contre le cyberharcèlement de certains élèves (qui souhaitaient retourner en cours). « Après 13 ans, une personne est pénalement responsable. On a observé à la sortie des lycées, des adultes affiliés à certains partis politiques avec des porte-voix pour les inciter à se rebeller contre l’institution et contre la police… Cette jeunesse aujourd’hui est très manipulée, elle ne s’en rend pas compte. » Les agents de la police municipale peuvent interpeller des prévenus lorsqu’ils commettent un délit ou un crime passible d’une peine de prison. « On a pu faire préventivement des interpellations quand on a contrôlé des jeunes dans la rue… avec le visage masqué, par exemple. A la palpation de sécurité, on a retrouvé un marteau brise-vitre (pris dans un bus), on a retrouvé jusqu’à 6-8 déodorants dans un sac. Un cumul de petits faits qui nous permettent de savoir qu’ils avaient des intentions de nuire. » Le port comme le transport d’objets d’artifices est interdit et passible d’une peine de prison. Lorsqu’ils sont interpellés, les agents de la police pluricommunale emmènent les prévenus au commissariat de Chessy ou de Lagny-sur-Marne. « Derrière, il peut y avoir une garde à vue. A l’issue, il peut y avoir une convocation au tribunal. Une comparution immédiate si les faits sont graves (ou si la personne est récidiviste), ça peut aller jusqu’à la peine de prison (ou du sursis). » Pour une personne récidiviste, le sursis peut tomber… et conduire à une vraie peine de prison. « Il y a des amendes qui sont données. Bien souvent, les victimes déposent une plainte... Il y a une estimation du préjudice avec un devis fourni à la justice. Derrière, l’auteur devra rembourser les intérêts civils. Quand il est mineur, ce sont les parents, les montants peuvent être élevés. » En cas de non-solvabilité, des associations de dédommagements peuvent rembourser les victimes… avant de se retourner vers le ou les coupables.

« On a vu des parents qui étaient encore concernés par l’éducation de leurs enfants, c’est réconfortant. Nous comprenons leur volonté de remonter des informations, nous comprenons leurs revendications mais, il y a des procédures. Ce n’est pas en cassant ou en brûlant qu’on peut être écouté. » Suite au mouvement du Blocus des lycées, de nombreux jeunes ont été interpellés, après avoir commis un délit ou un crime passible d’une peine de prison. Pour certains d’entre eux, la garde à vue sera suivie par un passage face au magistrat.

Guillaume Courtois, chef de la police pluricommunale de Lagny-sur-Marne est au micro de Crazy Radio

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